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  • : Le blog de PAPYCOUSTEAU
  • : Photos, Voyages, Plongée-sous-marine, récits, histoires, citations, pensées, maximes, proverbes du monde entier. Le tout illustré par des photos de France et d'ailleurs...
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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 00:28

Même les plus cons ont leur jour de gloire :

leur anniversaire !

François CAVANNA

                                                                                                   (Le saviez-vous).

 

 

Je suis d'un âge certain... mon pseudonyme en fait foi

et une quatrième période de vingt années,

pour la première fois de ma vie, vient de se terminer.

Ce magnifique croquembouche

qui attend à l'office en est le témoignage gourmand.

6371-Piece-montee-80-ans.jpg

 

 

 

 

Il va de soi qu'une telle pièce montée

serait indigeste si je la dégustais seul, en égoïste.

Bien sûr, mes plus proches amis étaient conviés à des agapes pour

célébrer mes 80 ans.

6469-Papy-80-ans-2011.jpg

 

Avant l'acte un, l'apéritif ,

j'ai tenu à leur adresser les quelques mots que voici :

                                                                              

            Mes chers Amis.
            Ce n’est pas sans une certaine émotion, - oui certes, permettez-moi de vous le signaler - qu’aujourd’hui, sur un ton présidentiel, je vous demande de vous taire...  afin de me laisser le loisir de m'exprimer.
            J’apprécie votre présence et l’amitié que vous me portez aussi je vous remercie de tout cœur de vous être rassemblés ici, en ce beau dimanche de printemps, autour de cette grande table dressée en mon honneur par mon épouse unique et préférée, Wanda ... mon amour ... comme ajouterait un certain homonyme bien connu de nous tous.
            Nous sommes là pour fêter mon anniversaire et à ma triste honte, je vais vous citer un monologue maintes fois entendu : je n’ai rien préparé.
            Oui ! Pas le moindre petit discours, par même un  mot gentil à l’attention de chacun et chacune d’entre vous. Pourtant, je le sais, vous me soutenez courageusement en cette pénible épreuve qui, à dates périodiques et annuelles,  revient me gâcher le plaisir de vivre en me vidant les poches... du fait de votre présence... des quat’malheureux picaillons que me procure ma retraite.
            Mais, sachez-le, vous ne pourrez pas m’accabler de reproches car j’ai une excuse à vous donner, que dis-je, une explication, une seule... et de taille! Suivant ma bonne habitude, je vais vous la sortir  de derrière les fagots et je vous assure que cette fois encore elle est indiscutable.
Comme le disent les chansons : je sais, je sais - on a pas tous les jours vingt ans, ça nous arrive une fois seulement. Quel beau jour fut celui de nos vingt ans, n’est-ce pas ? Mais pour moi, il y a tellement longtemps, longtemps, que c’est un anniversaire oublié, un passé plus que lointain auquel je ne fais pas référence, et donc, pour aujourd’hui, je n’ai rien préparé.
            Mais, me direz-vous, l’histoire se répète, c’est bien connu et à 30, 40, 50 ans - si les chiffres changent - la tirade, elle, peut rester sensiblement la même. Exact ! Exact aussi que  pour ces décennies précédentes, je n’avais rien préparé.
            Puis mes 60 ans suivis des 70 sont arrivés, rapidement. Cela m’est tombé dessus très vite - trop vite - si vite que, vous pouvez me croire, je n’ai pas eu le loisir d’y penser un seul instant. De ce fait et par faute de ce manque de temps caractérisé que vous admettrez facilement, je n’ai rien préparé.
            Mais le plus navrant, et je vois à votre sourire goguenard que vous l’avez deviné, c’est que pour célébrer mes 80 berges, même refrain,  je n’ai rien préparé.
            Hé oui, c’est ça l’habitude. Je vous le confirme à mon grand regret. Et puis quoi ? C’est vrai, à mon âge, il faut faire très attention à ce que l’on peut dire, car, en vérité, plus on vieillit, vous l’avez d’ailleurs remarqué... plus on se répète ! Alors, bien sincèrement, de peur de me répéter, je n’ai rien préparé.
            Je n’ai rien préparé, maintenant vous le savez!
            Toutefois, je me dois de vous dire exactement ce que je pense : En ce beau dimanche, premier jour du mois de mai 2011, vous espériez tous que j’allais certainement étrenner - où plutôt traîner - mes 80 balais. Eh bien non, mes amis. Voyez-vous, je vous le dis sans détour, c’est une grossière erreur. Et c’est là, mon explication ! Ne vous excusez surtout pas, mais, je vous dois la vérité c’est uniquement pour cette bonne et simple raison que cette fois encore, je n’ai rien préparé.
            Oui, je n’ai rien préparé car mon anniversaire, quoique vous en pensiez, ce n’est pas aujourd’hui. Eh non, mes p’tits amis, mon anniversaire c’était le 30 avril. C’était hier, maintenant c’est raté,  il est trop tard.
            En conclusion, ne dit-on pas que c’est surtout l’intention qui compte, vous en êtes bien d’accord? Alors, si en ce jour il a été prévu de festoyer, il n’est pas trop tard. Je dirais même plus ! Il est particulièrement original, et de bon ton d’arroser, comme il se doit, le second jour de ma quatre-vingt et unième année. Le moment est arrivé : Faisons la Fête !

Alors là, je dis entre-nous, et avec certitude, on y est tous bien préparé. Je lève donc mon verre à notre bonne santé, mes amis... et à l’année prochaine.

 

Au moment du dessert et à l'instant de souffler les bougies,

Wanda et Papy

posent pour la traditionnelle photo souvenir.
6461-Wanda-Michel.jpg

 

La photo, prise à l'extrémité de la grande table ci-dessus évoquée,

dévoile le petit coin-bureau où sont édités les articles de ce Blog

que Papycousteau se fait un plaisir de vous adresser.

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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 14:38
LE  CIEL 
 
et 
 
L’ENFER

 



        C’était il y a fort longtemps de cela.

      Les hommes, à cette heureuse époque, avaient encore le privilège de s’adresser en direct au Bon Dieu afin de converser avec lui; ils pouvaient alors obtenir une réponse sur le champ. Tout simplement, il leur suffisait d’exprimer avec sincérité  les questions qui leur venaient à l’idée.
       Mais le Père Éternel sentait déjà poindre dans l’esprit de ses sujets un frémissement d’indépendance qui, à priori, ne laissait présager rien de bon pour l’avenir. Aussi, lorsque l’occasion s’en présentait, il prenait en douceur un malin mais très sage plaisir à s’exprimer de telle sorte que le Bien et le Mal soient manifestement mis en évidence.
       C’est ainsi qu’il en vint à expliquer à l'un de ses sujets l’art et la manière d’avoir avec ses semblables un comportement raisonnable. Ainsi les êtres humains pourraient vivre heureux sur terre et accéder éventuellement au royaume des cieux par la suite.
       - Seigneur, j’aimerais bien savoir comment sont le Paradis et l’Enfer, lui avait demandé un Saint homme avec candeur, tout en ajoutant :
      - Nous entendons beaucoup parler de ces lieux surprenants en ce bas monde. Est-ce une vue imaginaire de notre esprit curieux de toutes choses ? Sinon, pour quelle raison, Maître, nous en dissimuler la vérité ?
       Le Tout Puissant prit l’homme par la main. Ils firent  ensemble quelques pas, le temps pour Dieu d'expliquer à sa créature qu’il ne suffisait pas de regarder pour voir : Différentes qualités de première nécessité lui avaient été attribuées lors de sa naissance; elles lui permettaient de "réfléchir pour comprendre" et  de "comprendre pour agir", réflexes indispensables à mettre en œuvre pour accéder à une vie agréable. Ce faisant ils arrivèrent près d’une grotte dont deux portes massives interdisaient l’entrée.
        Dieu ouvrit alors l’une d’elles afin que son sujet puisse contempler l’intérieur.

       - Regarde bien, lui dit-il. Voici l’Enfer.

       Au milieu d’une vaste salle était installée une très grande table ronde. En son centre évidé flambait un bon feu de bois sur lequel trônait une énorme marmite.  Une vapeur des plus légères s’en exhalait car le couvercle en avait été retiré. Il se répandait dans les airs des effluves odorantes d’un exceptionnel fumet qui vinrent chatouiller agréablement les narines de notre curieux à un point  tel qu’il en salivait très fort de gourmandise.
        Alors qu'il allait faire remarquer à son Créateur l’étonnement qu’il éprouvait à voir ce festin d’enfer proposé ainsi aux damnés, notre Sage remarqua combien les convives assis autour de la table, tous livides et d'une maigreur affligeante, donnaient l’impression d’être terriblement désespérés. En fait, aucun des invités ne mangeait et ils étaient affamés. Pourtant de belles et grandes cuillères, avec de très longs manches attachés à leur bras, permettaient l’accès à la nourriture et donnait le loisir à chacun d’entr’eux de pouvoir se servir copieusement.

        Mais... les manches était tellement longs... qu’ils n’autorisaient pas de ramener la cuillère à leur bouche.
        Dieu dit :
        - Tu viens de voir l’Enfer! et il referma la porte.
        Il se dirigèrent alors tous deux vers la seconde porte.
        Dieu l’ouvrit.

        Un décor absolument identique au précédant s'offrit à la vue du Saint homme :
        Il y avait la grande table ronde avec son feu de bois et sa marmite aux senteurs délicieuses qui excitaient les papilles. Les personnes attablées étaient également pourvues des mêmes cuillères aux très longs manches liés à leur bras...
         Mais cette fois, les gens s’avéraient être parfaitement bien nourris, replets et souriants. Ils se parlaient en riant et donnaient l’impression d’être très heureux.
          - Mon Dieu, veuillez m’expliquer, car en vérité Seigneur, je  suis surpris et je ne comprends pas !
          - Eh bien, c’est pourtant très simple, répondit Dieu à sa demande. Vois-tu, ce n’est qu’une question d’habileté ! Ici, au Paradis, chaque cuillère est d’une assistance précieuse pour s’entraider :  Ils se nourrissent mutuellement car ils ont compris qu’il était primordial de s’aider en permanence les uns et les autres, sinon la vie devient vite impossible. A côté, les gloutons et les égoïstes ne pensent qu’à eux-mêmes. Ils ne se soucient aucunement de leurs voisins et se moquent pas mal de leurs proches. Ils tentent, en vain, de ne vivre que pour eux seuls. Il serait prudent, pour l'avenir, de ne pas les imiter.

           Sur ces mots, Dieu disparut.

          Ce fut d’ailleurs, semble-t-il, sa toute dernière apparition connue en notre monde.

           Le Saint homme resta seul avec ses pensées.

           L’histoire ne dit pas ce qu’il est devenu mais il a certainement raconté cette anecdote autour de lui puisqu’elle est parvenue jusqu’à nous. Toutefois elle paraît si anodine que les hommes ne l’ont pas trop appréciée ni comprise.

           Conclusion possible :

           N’est-il pas vrai que l’Enfer, c’est les autres...
ainsi que nous l'a parfaitement établi Jean-Paul Sartre dans sa pièce de théâtre " Huis Clos "...

         Alors ?
       Ne faisons nous pas, nous-mêmes bien souvent, notre Enfer ... sur la terre
?   

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 00:46
Ce n'est pas de la grande poésie.
Ce n'est pas très élégant.
Mais le lieu est bien choisi
et c'est ça qu'est marrant !
 

Poème africain
 
Une fermière du Rwanda,
Qui était Hutu de surcroît,
Quitta sa case et sa smala
Pour le marché de Kigali.
 
Elle voulait honorer sa tribu
D'un beau chapon gras et dodu.
Mais elle était peu fortunée,
Et le marchand Tutsi, rusé,
Refusa de baisser le prix
Du chapon par elle choisi.
 
Me le donnerais-tu,
Dit la cliente Hutu,
Contre une gâterie
Sur ton tapis bengali ?
 
C’est à voir, dit le vendeur,
De cette gâterie quelle serait la valeur ?
Vaudrait-elle le prix d’un chapon ?
Il m'en faudrait la preuve pour de bon.

Aussitôt la bougresse s'enfouit sous le boubou,
Et vite, fait jaillir la sève du bambou.
J'ai gagné le chapon, s'exclama l'innocente,
La bouche encore pleine du produit de la vente.
 
Que nenni, lui répondit le volailler acerbe.
Tout comme la figure, le chapon tu as perdu
Car ainsi le dit notre beau proverbe :
" Turlute Hutu, Chapon point'eu ".
 

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 08:45
Après les DÉCOUVERTES et INVENTIONS
réalisées les HOMMES,
les DÉTOURNEMENTS
sont,
c’est évident :


LE PROPRE DE LA FEMME


L’Homme a découvert les ARMES et il a inventé la CHASSE,
La Femme a découvert la CHASSE
et elle a inventé les FOURRURES.


L’Homme a découvert les COULEURS
et il a inventé la PEINTURE,
La Femme a découvert la PEINTURE
et elle a inventé le MAQUILLAGE.


L’Homme a découvert les MOTS
et il a inventé la CONVERSATION,
La Femme a découvert la CONVERSATION
et elle a inventé le BAVARDAGE.


 L’Homme a découvert le JEU et il a inventé les CARTES,
La Femme à découvert les CARTES
et elle a inventé la SORCELLERIE.


L’Homme a découvert l’AGRICULTURE
et il a inventé la NOURRITURE,
La Femme à découvert la NOURRITURE
et elle a inventé le RÉGIME.


L’Homme a découvert l’AMITIÉ et il a inventé l’AMOUR,
La Femme a découvert l’AMOUR
et elle a inventé le MARIAGE.


L’Homme a découvert les FEMMES et il a inventé le SEXE,
La Femme a découvert le SEXE
et elle a inventé les MAUX DE TÊTES.


L’Homme a découvert l’ÉCHANGE et il a inventé l’ARGENT,

La Femme a découvert l’ARGENT 
et c’est là que
tout est barré en couilles...
 

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 23:05
Le berger
 
et
 
le technocrate.
 
 
 
         
           C’était durant la torpeur d’un bel après-midi d’été, dans la campagne gâtinaise. Bien tranquillement assis sous l’ombre d’un pommier, un vieux berger surveillait, avec l’aide de son chien, un grand troupeau de moutons qui broutaient l’herbe rase des champs.
          Soudain, dans un nuage de poussière, survenant du fin fond d’un chemin vicinal, un magnifique 4x4 Range Rover fit son apparition. Arrivée à la hauteur de l’arbre, la voiture s’arrêta et le chauffeur en descendit.
          C’était un jeune homme très “bon chic, bon genre”, vêtu avec recherche : costume “Armani”, chemise “Lacoste”, cravate “Hermès” chaussures “Gucchi” et lunettes fumées “Ray Ban” à montures dorées.

          Le dandy se dirigea vers le berger et le héla en ces termes:

          - Holà brave homme, savez-vous que je suis capable de vous préciser, avec la plus grande exactitude, le nombre de moutons dont vous avez la responsabilité ?

          - C'est-y ben chose possibe ça ? J's'rais ben curieux vouair c'qué tu s'rais capabe d'em'dire à c'propos ! s’exclama le vieux avec son accent du terroir plus vrai que nature.

          - Hé bien, cher Monsieur, si je vous dis très exactement combien de moutons il y a dans votre troupeau, auriez-vous l’obligeance de me faire cadeau de l’un d’entre ces paisibles mammifères ruminants de la famille des ongulés à toison laineuse ?
          Le berger jette un regard sur le quidam, puis regarde ses  bêtes qui, il faut bien le dire, étaient fort nombreuses. Prenant son temps et appui sur son bâton,  il se lève et répond dans un sourire :
          -  Si y’a qu’ça pour te faire plaisir mon gars... Vas-y que j’t’écoute fiston !
          L'homme chic retourne prestement à sa voiture. Il se saisit et pose sur le capot de sa voiture ouvre un magnifique "Mac Book" à coque rutilante argentée. Il ouvre cet ordinateur portable et le branche à son téléphone cellulaire et commence à naviguer sur Internet.
          Lorsqu'il trouve le serveur adéquat de “Google Earth”, communiquant avec le système de  navigation par satellite de la NASA, il balaie toute la région du Gâtinais allant de la Beauce à la Sologne et de la Bourgogne à l'Orléanais. Ouvrant une base de données il inspecte une vingtaine de fichiers “Excel” aux formules compliquées. Finalement, il prend contact avec le Ministère de l'Agriculture pour confirmation des résultats qu'il vient d'obtenir.
              Après une attente de deux ou trois minutes qu'il met à profit pour relier une imprimante miniature à son ordinateur, cette dernière se met à crépiter et dévide un long ruban de papier équivalant à une une centaine de pages d’un rapport détaillé. Il s’en saisit, le parcourt du regard puis, avec un grand sourire,  il se tourne vers le berger et, quelque peu pontifiant, lui fait part du succès de sa recherche :
         -  Mon cher ami, je puis vous annoncer que le troupeau que vous possédez compte très exactement 1 586 moutons.
           -  Cré vingt djieu ! C'est ben vrai tout ça. Y’a pas puz exac que c’que vous m’ditez là m’sieur. Aussi j’on qu’une parole, chose promis chose due, cochon qui s’en dédit. Z’avez  pu qu’à choisir ta bête mon gars, elle est t’à toué.
          Le berger regarde le “m’sieu” faire son choix et lorsque celui-ci  ramène sa prise vers son véhicule, à l’instant où il passe à coté de lui, il ajoute avec prudence :
            - Dites voir un peu, vous... si moi j’dévinais qu’est-ce c’est que que vous faites comme métier, ça s’rait-y possible que vous m’rendiez ma bête ?
           - Hé bien... Pourquoi pas? répondit  son interlocuteur interloqué.

            La réponse ne se fait pas attendre :

            -  Seriez pas un peu ZENARQUE des fois et, comme on dit cheu nous, feriez pas des ZAUDITTS par hasard ?           
          -  Tout à fait mon brave, tout à fait, vous avez parfaitement raison ! Mais dites-moi, je vous prie, je serais curieux de savoir quelles sont les subtiles déductions dont vous ne pouvez qu'avoir suivit les méandres pour parvenir à la vérité. En clair comment avez-vous réussi à me situer si rapidement et très exactement dans l’échelle sociale ?

        Se mettant alors à s’exprimer avec clarté, le plus simplement du monde, comme vous et moi, le vieux berger donna son explication :        
      - Rien de plus facile. Écoutez-moi bien jeune homme :
       Premièrement,  vous débarquez ici alors que personne ne vous a rien demandé. C'est bien ça ... N'est-ce pas vrai ?

         Ensuite, vous désirez être payé pour avoir répondu à une question dont, en tant que gardien, je connaissais bien évidemment la réponse
           Et pour couronner le tout, manifestement, vous ne connaissez absolument  " rin de rin " à mon métier,  " j'el'vois ben ” comme on dit par ici...

... Alors, maintenant,  rendez-moi mon chien !

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 16:01
Un ami a relevé sur Internet une charmante anecdote qu'il m'a communiquée.
Je ne résiste pas au plaisir de vous la transmettre.
Elle est la preuve que l'humour est une élévation de l'esprit.
Bienheureux sont ceux qui en sont pourvus.

   

Si tout le monde avait leur humour...

Voici deux lettres, toutes deux authentiques (novembre 2004).
L'une a été écrite par Sœur M... moniale visitandine à Nantes.
La réponse est signée Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT.

 

Lettre adressée par Sœur M... à la C.G.T.
 
     « Madame, Monsieur,
 
        Religieuse cloîtrée au monastère de la Visitation de Nantes, je suis  cependant sortie le 19 juin, pour un examen médical.
        Vous organisiez se jour là une manifestation. Je tiens à vous féliciter pour l'esprit bon enfant qui y régnait. D'autant qu'un jeune membre de votre syndicat m'y a fait participer ! En effet, à mon insu, il a collé par derrière, sur mon voile, l'autocollant CGT après m'avoir fait amicalement signe, par une légère tape dans le dos, de le suivre pour m'indiquer le chemin. C'est donc en faisant de la publicité pour votre manifestation que j'ai effectué mon trajet.
       La plaisanterie ne me fut révélée qu'à mon retour au monastère. En communauté, le soir, nous avons ri de bon cœur pour cette anecdote inédite dans les annales de la Visitation de Nantes.
    Je me suis permis de retraduire les initiales de votre syndicat :
CGT = Christ, Gloire à Toi.   
       Que voulez-vous, on ne se refait pas. Merci encore pour la joie partagée. Je prie pour vous.
    Au revoir, peut-être, à l'occasion d'une autre de vos manifestations.»
                                                                 Sœur M... 


Réponse du Secrétaire Général de la C.G.T.

        « Ma sœur,
        Je suis persuadé que notre jeune camarade, celui qui vous a indiqué le chemin, avait lu dans vos yeux l'humanité pure et joyeuse que nous avons retrouvée dans chacune des lignes de votre lettre.
         Sans nul doute, il s'est agi d'un geste inspiré avec la conviction que cette pointe d'humour " bon enfant " serait vécue comme l'expression d'une complicité éphémère et pourtant profonde.
         Je vous pardonne volontiers votre interprétation originale du sigle de notre confédération, car nous ne pouvons avoir que de la considération pour un charpentier qui a révolutionné le monde.
          Avec tous mes sentiments fraternels et chaleureux.»

                                                                                      Bernard THIBAULT
                                                                              Secrétaire général de la CGT. 
 

Bernard THIBAULT
Bernard-THIBAULT.jpg
 
Bernard Thibault est un syndicaliste français,
né le 2 janvier 1959 à Paris VIe d’une famille originaire du Morvan.
À l'âge de 15 ans, il entre au centre d’apprentissage de la SNCF de Noisy-le-Sec
et deux ans plus tard il est embauché au dépôt de Paris-La Vilette.
En 1977 il adhère à la CGT
et devient responsable de la commission des jeunes du syndicat.
En 1980, il est élu secrétaire du syndicat de son dépôt.
puis deux ans plus tard des cheminots CGT de la Région Paris-Est.
De 1990 à 1993 il est secrétaire général adjoint et de 1999 à 2013,
il est le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT).

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 08:18
Le Caniche, le Léopard

et le Singe

 



       Il était une fois une vieille dame qui vivait dans une belle propriété de la Côte d’Azur, seule avec son caniche lequel était perclus de rhumatismes.
       Comme elle était très riche et que son oisiveté journalière la démoralisait, elle consulta un psychiatre des plus réputés. Après de nombreuses et longues séances de divan, ce dernier se libéra avec élégance de la présence quasi permanente de la vieille en son cabinet en émettant un habile diagnostic. Sur un ton sans appel il lui expliqua que “la nécessité  indéniable et salutaire à la pérennité des facultés cérébrales de madame était de se bouger rapidement le cul” en modifiant au plus vite la qualité et de son atmosphère de vie.
        Comme cette vieille dame avait beaucoup d’argent dont elle ne savait que faire, elle décida, sur ce conseil péremptoire, de s’offrir, elle et son pépère de caniche, un luxueux et long séjour de repos au Kenya.
        Elle prend donc l’avion pour Nairobi avec son chien et quelques jours plus tard les voici confortablement installés tous les deux dans un magnifique lodge de la célèbre Réserve Nationale d’Amboseli.
        Les jours passent et le vieux caniche, tout ragaillardi par le soleil d’Afrique et l’air frais arrivant du Kilimandjaro, décide un beau matin d’aller faire une partie de chasse aux papillons. Et il court, et il saute, et il gambade de droite et de gauche, comme savent le faire tous le caniches, tant et si bien qu’au bout d’un certain temps le voilà complètement perdu dans la savane. Errant au hasard dans la brousse en tentant de retrouver son chemin, il aperçoit un jeune et beau léopard qui manifestement se dirige vers lui, avec une souplesse toute féline, dans l’intention évidente de faire un bon repas. 
        Dans sa petite tête le vieux caniche réfléchit rapidement.
" Ohoh ! Là, je suis vraiment dans la m....…! " se dit-il tout en remarquant à proximité sur le sol avoisinant les ossements d’une carcasse animale relativement fraîche.  Aussitôt il se saisit d’un bel os et il met en devoir de le ronger en tournant le dos, non sans bravoure, au léopard qui approche furtivement à pas feutrés.
        Sentant que celui-ci est sur le point de lui bondir sur le râble, le brave caniche s'exclame haut et fort :
       - Ouah ... ce gros léopard était super excellent ! Je me demande s'il y en a d’autres dans le coin ? 
        Entendant ces mots, très surpris, le jeune léopard interrompt son attaque. Effaré de voir un tel comportement chez une proie qu'il jugeait facile et inoffensive, il regarde le caniche avec stupéfaction,  puis mine de rien fait discrètement demi-tour et s’échappe en se coulant dans les hautes herbes.
        " Ouf " ! soupire-t-il. “C'était tout juste ! Ce vieux caniche a bien failli m’avoir " !
        Non loin de là, caché dans les branches d’un arbre, un jeune singe avait observé toute la scène avec une grande attention. Très malin, comme tous les individus de sa race, il se dit qu’il serait fort intéressant de tirer profit de ce qu’il avait vu. Ayant plus d’une ficelle dans son sac, il espère qu’en négociant finement avec le léopard il en fera son allié et ainsi obtiendra sa protection. Vous comprenez  aisément combien il est appréciable, pour un jeune singe de se sentir le copain d'un prédateur aussi redoutable qu'est, aux yeux de tous les animaux de l'Afrique, ce "petit prince de la jungle".
Alors, n'écoutant que son instinct, il saute à terre et à toute vitesse, hurlant et bondissant, il se lance à la poursuite du fauve.
        Le vieux caniche, le voyant ainsi courir bizarrement après le léopard, réalise que quelque chose de mauvais augure va se tramer contre lui.  
        Le singe rattrape le léopard et il lui expose son plan : il dévoile le pot aux roses, moyennant quoi le fauve lui assure protection. Marché conclu ! Le léopard, furieux d’avoir été abusé par la ruse du vieux chien, passe immédiatement à l’action :
       - Arrive ici, le singe... et monte sur mon dos. Tu vas voir un peu ce qui va arriver à ce petit malin !
       Un instant plus tard, notre vieux caniche a de quoi s’inquiéter car il voit accourir en sa direction le léopard avec le singe sur son dos.
       - Que vais-je faire maintenant ? pense-t-il !
      Mais, bien loin de s’enfuir, le chien s’assied et tourne ostensiblement le dos aux deux alliés. Lorsque les futurs agresseurs arrivent à sa portée de voix et faisant une fois de plus abstraction de leur présence, notre brave toutou, le verbe haut, feint d’exprimer son agacement:
      - Mais où est donc passé ce foutu singe? Ça fait bientôt près d’une heure que je l’ai envoyé me chercher un second léopard bien tendre !

  L’histoire s’arrête sur ces paroles. Vous avez deviné la suite...

Moralité

L’esprit et l’astuce viennent avec l’âge
pour triompher des forces et de la fougue de la jeunesse.

 

Conclusion

Faut pas plaisanter avec les vieux qu’ont d’l’âge. 

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 09:38
Une vieille histoire du temps passé
me revient en mémoire
lorsque nous évoquons la fiabilité d'un témoignage.
 
 
Lorsque j'étais enfant, c'est mon grand-père maternel,
ancien militaire dans la cavalerie - les dragons -
qui m'a raconté cet exemple typique du témoignage oral
sur les façons de voir, de bien comprendre
et de relater des faits tout simples.
Cette anecdote amusait déjà ses condisciples de Joigny,
au début des années 1900
alors qu'il était en garnison dans cette ville de l'Yonne.
J'espère qu'elle vous fera sourire
avec son fond de vérité indéniable. 
 
****
 
TRANSMISSION ORALE

Le Colonel a dit ce matin au Commandant :
Demain il y aura une éclipse de soleil, ce qui n’arrive pas tous les jours.
Amenez donc tous les hommes en tenue de campagne, sur la place d’armes,
afin qu’ils observent le phénomène. Je leur donnerai les explications nécessaires.
Mais en cas de pluie, nous ne pourrions rien voir, alors seulement dans ce cas,
conduisez vos hommes sous le préau.


Le Commandant va trouver le Capitaine et lui dit : 
Par ordre du Colonel, il y aura demain seulement, à neuf heures, une éclipse de soleil
avec théorie explicative par le Colonel, ce qui n’arrive pas tous les jours.
Si le temps était pluvieux, on ne pourrait rien voir à l’air libre,
alors, et seulement dans ce cas,

l’éclipse aura lieu sous le préau, en tenue de campagne.

Le Capitaine, qui n’avait pas bien compris,
appelle le Lieutenant et lui dit :

Par ordre du Colonel, demain matin à neuf heures en tenue de campagne,
inauguration théorique de l’éclipse de soleil.
Le Colonel donnera lui-même les explications nécessaires, sous le préau
dans le cas où il pleuvrait, ce qui n’arrive pas tous les jours.


Le Lieutenant fait alors venir
l’Adjudant pour lui dire :

Demain matin, à neuf heures, mon Adjudant, le colonel fera éclipser le soleil
en tenue de campagne sous le préau seulement, avec une théorie explicative
ce qui n’arrive pas tous les jours.


Alors, l’Adjudant qui n’a rien compris du tout,
explique au Sergent de semaine :

Par suite de soleil et seulement demain à neuf heures, s’il fait beau,
aura lieu une éclipse du Colonel en tenue de campagne sous le préau.


Et le Sergent transmet aussitôt
aux Hommes de Troupe :

A partir de demain, les gars, et tous les jours à partir de neuf heures,
le soleil manœuvrera sous le préau en tenue de campagne
d’après une théorie explicative.
Ensuite, le Colonel et l’Adjudant s’éclipseront mais seulement s’il fait beau.

 

Mon grand-père maternel

Victor BEAUVAIS

(1865 -1948)

 

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 18:15
      Le sermon
 
 
 
 
     Dans une petite église où il vient d’être nommé, un tout jeune prêtre doit prononcer son premier sermon. Il se sent parfaitement incapable de prendre la parole devant ses paroissiens tant il est émotif.
      Dans la crainte de ne pouvoir prononcer un seul mot du prêche qu’il à longuement préparé pour ce grand jour, il prend rendez-vous avec l’Évêché. Il a absolument besoin de paroles de réconfort et il à toute confiance en son Prélat, ce dernier étant réputé pour son franc parlé et ses bons conseil.
      Ayant écouté attentivement les craintes tangibles que, le souffle court, son prêtre lui explique avec bien des difficultés,  l’archevêque est surpris devant un tel manque de confiance en soi. Après avoir formulé des remarques pertinentes sur la nécessité de garder son sang-froid en contrôlant sa respiration et la manière de s’exprimer calmement, il se doit de conclure  sur une note énergique. Une seule et radicale solution pour “doper” son petit curé lui vient à l’esprit :
      Il lui recommande vivement de verser un peu de vodka dans un grand verre d’eau et de boire cul sec avant de monter en chaire.
      Le grand jour arrive, le jeune prêtre suit le conseil de son supérieur. Lors de la cérémonie, il réussit à s’exprimer d’une manière parfaitement décontractée et sans ressentir le moindre trac bien qu’il lui ai semblé apercevoir, tout au fond de l’église, une présence discrète mais intriguante qu’il assimila à celle de “ Monseigneur ”.
      A la fin de l’office, assez satisfait - il a même l’impression d’avoir fait un “ tabac ” auprès de son auditoire - il regagne la sacristie où il pensait retrouver son conseiller. Vraisemblablement celui-ci ne tenait pas spécialement à le rencontrer dans l’immédiat, toutefois il avait laissé, bien en évidence sur la desserte, une lettre à l’ intention de son novice ainsi rédigée :

      Mon Fils.

     La prochaine fois, je vous prie, n’inversez pas mes paroles et mettez bien quelques gouttes de vodka dans un verre d’eau, mais surtout ... ne faites pas l’inverse...
     Je souhaite ardemment que vous soyez à même d’améliorer vos prônes grâce à votre enthousiasme, ce qui me semble tout à fait réalisable; votre imagination alliée à un langage plus académique et une tenue plus conforme à votre ministère, vous y aideront, j’en suis certain. C’est donc fort de ces arguments à votre actif que je tiens absolument à vous communiquer les réflexions que m’ont inspiré vos gestes et envolées verbales quelque peu fantaisistes :
      1°/ Il serait judicieux de ne pas vous appuyer sur la statue de la vierge Marie et surtout évitez de l’embrasser en la serrant étroitement dans vos bras pour lui prouver votre confiance en elle.
      2°/ Les murailles qui se sont effondrées le septième jour au son des trompettes -et non des Mariachis- ne se trouvaient pas à Mexico mais à Jéricho.     
      3°/ Dans les Tables de la Loi , il s’agit des dix commandements et non des douze amendements.
      4°/ Les apôtres étaient douze et non sept, de plus aucun parmi eux n’était nain (et en tout état de cause vous auriez dû éviter d’éternuer pour ponctuer cette remarque).
     5°/ La chrétienté n’est pas une Société  “Internationale” ou “Mondialiste” donc ne parlez pas de “JC and Co”.
      6°/ Vous ne devez pas évoquer sa Sainteté le Pape en disant “ Le Parrain ”. Il ne s’agit pas de la “ Cosa Nostra ” ou de la “ Mafia ”.
      7°/ Ne vous référez pas à Judas comme étant “ce fils de pute” tout juste bon à “foutre la merde” avant d’aller “cramer en enfer”.
      8°/ Les “ pêcheurs iront en enfer ” et non pas “ se faire endauffer chez les Papous ”.

      9°/ Ben Laden n’a rien à voir avec la mort du Christ.

    10°/ Ponce Pilate a dit “ Vos histoires je m’en lave les mains ” et non “ Vos conneries je m’en bat les couilles ”.
    11°/ L’eau bénite est destinée à bénir et non prévue pour se rafraîchir la nuque.
    12°/ Il n’est nul besoin de mettre une rondelle de citron sur le bord du calice.
    13°/ Ne confondez pas les hosties avec des gâteaux apéritifs à consommer avec le vin de messe.
    14°/ Lorsque vous faîtes signe aux fidèles de s’asseoir, ne joignez pas le geste à la parole en vous asseyant sur les marches de l’autel.
    15°/ L’initiative d’inviter le fidèles à danser sur une musique de blues était bonne mais pas de faire la chenille dans l’église.
    16°/ L’homme discret assis au dernier rang, près du confessionnal que vous avez qualifié de “ vieux pédé ” et de “ travelo en jupe ”...
eh bien ...   c’était moi !
 
     Avec mon absolution, sincèrement. Votre Archevêque.
 

     PS -  Jésus n’a pas été fusillé... mais crucifié.

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 00:40
Un échantillon de l'humour de nos amis québécois
et de leur art du calembour.

Bravo à celui qui a écrit cette savoureuse petite histoire
à laquelle je me suis autorisé d'adjoindre par endroits mes grains de sel
que j'espère ne pas être trop abbé Rants.

 

Pères et Abbés.

 

           J'ai la pénible mission de vous en faire le récit. Un grand malheur est arrivé tout dernièrement dans l’Abbaye de l’abbé Sarabie.
           Mardi soir, pendant que l'abbé Nédictine donnait le salut, l'abbé Quille est tombé raide dans les bras du père Iscope. Stupéfaction générale. Tous les révérends-pères pleuraient, en particulier le père Clus, qui, en perdant son ami, ne savait plus comment se conduire ayant déjà perdu le père Mit au cours de l'année précédente.
         Un seul restait serein : l’abbé Attitude.  Quant à l'abbé Tise, comme d’ordinaire, il n'y comprenait rien. On alla chercher le père Manganate et le père Itoine, les deux médecins de l'abbaye. Avec l'aide du père Turbet ils essayèrent de ranimer le malheureux, mais tous leurs efforts furent vains.
        Le lendemain furent donc célébrées les funérailles. Chacun fut appelé à l'abbaye par les cloches de ce célèbre monastère, tirées par le père Sonnage. La messe fut dite par l'abbé Canne sur une musique de l'abbé Thovenne et de l'abbé Rlioz.
               Le père Hoquet fut chargé du sermon, et comme il n'y avait pas de chaire, il monta sur les épaules du père Choir. Bien sûr le père Cepteur fit la quête.
         A la fin de la messe, une grande discussion s'éleva au sujet du chemin à prendre pour aller au cimetière : l'abbé Trave et l'abbé Casse ainsi que le père Dreau voulaient passer à travers les champs. Le père Foret préconisa le chemin des bois mais l'abbé Mol et le père Amptoire s'y opposèrent fermement.  Le père Plexe hésitait... Le père San, avec sa tête de turc, ne voulait rien entendre. Les deux pères Huques s'arrachaient les cheveux. Le père Vers et le père Nicieux, en accord avec le père Fide, semaient le doute dans les esprits. Deux autres, dans la père spective de n'avoir pas à donner  leur avis, regardaient au loin.  Enfin, le père Suader et le père Pète sans trop de bruit, du fait que le père Hill, étant le plus grand et donc le plus re-père able par tous, décidèrent de suivre ce dernier. Chacun se rallia donc à leur mouvement y compris le père Ramption toujours dépassé...
         Au cimetière, devant la tombe creusée par le père Forateur, sur les conseils du père Oraison et en l'absence du père Missionnaire, le père Pétuel et le père Manent firent un discours sur l'éternité.
         Le père Venche et l'abbé Gonia fleurirent la tombe pendant que l'abbé Rébasque se découvrait. On recouvrit la fosse d’une pierre tombale préparée par l'abbé Tonneuse.
           Sur le chemin du retour, le spectacle était déchirant. Le père Pendiculaire était courbé par la douleur, l'abbé Nitier était plein de larmes, le père Igourdin, frère du père Igord et l'abbé Harnaise, neveu de l'abbé Harn fermaient la marche. En cours de route, le père Du fut miraculeusement retrouvé.
           A l'arrivée au couvent, le père Sil et l'abbé Quée préparèrent le repas. L'abbé Chamelle fit la sauce. Le père Nod et l'abbé Nédictine servirent à boire pour la père Itif une abbé Rante et imbuvable mixture imaginée par ce pauvre malade qu’était l’abbé Riberi. Tandis que le père Colateur préparait le café dignement, le père Siffleur marmonnait en disposant des bouquets de fleurs sur la  grande table. 
           Après avoir retiré l'un père méable qu'il portait et constatant l’abbé semant de la température extérieure, le père Sonnel avait décidé avec père Fidie qui avait en père Manence une sournoise et maligne père versité à juger des évènements et des choses, que cela nécessitait bien un petit remontant.
            Ainsi, chacun put alors se remettre de ses émotions en se tapant qui, un père Niflard marseillais du père Turbateur, qui un père Lant de Bourgogne servi par le père Osguirec sous les regards amusés des entomologistes distingués, l’abbé Stiole et le père Soreille qui regardaient vivre cette fourmilière humaine. A leurs côtés, l'un-père Tinant   abbé Cédaire et le très cultivé, mais un peu père Plexe,  père Mutant, devant une telle père ception de cette père Enité de la vie n'échangèrent qu'une seule phrase avec leur voisin le célèbre Père Mettez :             " Trinquons ensemble mes très chers Frères ! "
 
Auteur inconnu -  Revue de l'Association de Membres de l'Ordre des Palmes Académiques (n° 181 - juillet 2008).
 

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